La calamarata, c’est ce plat qui débarque dans la cuisine comme une brise saline : en deux bouchées, on sent les ruelles de Naples, les halles de Marseillan et le courant marin des calamars qui frétillent. Entre forme malicieuse de pâte et sauce tomate qui colle juste ce qu’il faut, la recette s’impose en 2025 comme un incontournable pour qui veut voyager sans quitter la nappe à carreaux.
| Peu de temps ? Voilà ce qu’il faut retenir : |
|---|
| Un conseil utile : gardez une louche d’eau de cuisson pour lier la sauce ; la calamarata adore l’amidon. |
| Une astuce concrète : ajoutez les calamars en fin de cuisson afin qu’ils restent tendres comme un soir d’été. |
| Une erreur fréquente : cuire les pâtes à l’avance. Al dente, c’est à la minute, pas quinze. |
| Un twist méditerranéen : un zeste de citron juste avant de servir réveille la sauce tomate. |
Calamarata : secrets d’un format de pâtes qui imite la mer
Qui a déjà confondu un anneau de pâtes avec un vrai morceau de calamar comprendra la magie de la calamarata. Née dans le tumulte joyeux des ports napolitains, elle partage avec le mollusque la même géométrie : un diamètre d’environ 22 mm, une épaisseur généreuse et une surface subtilement poreuse. Cette ressemblance n’est pas qu’un clin d’œil esthétique : elle garantit une mâche dense et un pouvoir d’absorption qui retient chaque éclat de tomate.
La tradition raconte que les pêcheurs, avant même de décharger les caisses, faisaient mijoter un ragù de calamars coupés en rondelles, puis jetaient des anneaux de pâte dans la marmite. C’était le repas de fin de marché : rapide, nourrissant, convivial. Aujourd’hui encore, Barilla popularise ce format dans les rayons, tandis que Garofalo, Rummo ou La Molisana déclinent la calamarata en versions artisanales, tréfilées au bronze pour un relief qui accroche la sauce.
| Caractéristiques | Impact en bouche | Conseil minute |
|---|---|---|
| Épaisseur de 2,1 mm | Résistance al dente prolongée | Cuisson 11 min, pas plus |
| Diamètre 22 mm | Bouchée généreuse | Choisir des calamars de taille similaire |
| Surface bronzée | Sauce bien accrochée | Finir la cuisson dans la poêle |
Depuis 2025, plusieurs artisans campaniens ressortent les anciens moules à cadran manuel : la pâte ressort striée, presque rugueuse, idéale pour un coulis qui ne glisse pas. Un mouvement salué par Eataly, qui met ces séries limitées en avant dans ses corners « Sapori del Sud ».
Trois raisons d’adopter la calamarata dès ce week-end
- Convivialité immédiate : la forme courte se sert facilement en plat à partager.
- Simplicité des ingrédients : cinq produits, pas plus, mais tous choisis avec exigence.
- Polyvalence culinaire : supporte le piment, l’encre de seiche ou même une cuisson blanche au vin.
En somme, la calamarata incarne le mot d’ordre napolitain : « fai bene, fai semplice ». Faire bon, faire simple. À la prochaine lampée de sauce, le lecteur comprendra pourquoi la mer s’invite à table sans poser de question.

Choisir ses ingrédients : de la criée au marché pour une sauce qui chante
Une calamarata ratée commence toujours par un produit médiocre. Au contraire, un calamar frais et une tomate parfumée suffisent à décrocher un « Mamma mia » collectif. Sur le Vieux-Port de Sète, Roberto — poissonnier depuis trois générations — explique qu’un calamar de Méditerranée affiche une robe légèrement rosée et un œil brillant comme du marbre poli. La chair doit rebondir sous la pression du doigt : c’est le signal d’une capture récente.
Côté légumes, les tomates datterino gagnent toutes les batailles de douceur. Leur concentration en sucres naturels équilibre la puissance iodée du mollusque. Pour la touche verte, le persil géant d’Italie apporte des notes végétales presque anisées. Même les tiges, généralement boudées, délivrent une huile essentielle qui parfume le soffritto sans monopoliser la conversation gustative. Les marques italiennes ont flairé la tendance : Mutti propose désormais une purée de datterini récoltés à pleine maturité, tandis que Parmalat glisse une brique de crème végétale pensée pour la version rosée.
| Produit | Quantité (4 pers.) | Indice fraîcheur | Alternative |
|---|---|---|---|
| Calamars entiers | 600 g | Corps translucide, odeur marine | Seiche moyenne |
| Pâtes calamarata | 400 g | Surface légèrement farineuse | Anelli siciliens |
| Tomates datterino | 500 ml en coulis | Couleur rouge profond | San Marzano concassées |
| Persil plat | 1 bouquet | Tiges fermes, feuilles croquantes | Basilic genovese |
Cinq repères pour ne pas se tromper chez le poissonnier
- Aspect translucide : bannir les reflets jaunâtres.
- Chair ferme : un calamar mou trahit une décongélation.
- Odeur discrète : la mer, pas l’ammoniaque.
- Taille moyenne : 15 à 18 cm pour garantir la tendreté.
- Origine tracée : pêcheries Méditerranée pour limiter le transport.
Dernier détail : l’huile. Pour saisir le soffritto, un filet de Monini extra-vierge libère des notes herbacées qui soulignent le goût du calamar. Le goût, justement, c’est un aller-retour entre terre et mer, adouci par la tomate et réhaussé par la chlorophylle du persil. Le mariage parfait se joue dans le choix rigoureux de chaque ingrédient ; nul besoin de remplir le caddie.
Pas à pas : réussir la cuisson parfaite en huit gestes clés
Démarrer la calamarata, c’est un peu orchestrer une parade : chaque acteur entre en scène, dit sa réplique, puis laisse la place au suivant. La clé ? Le timing. De l’eau de cuisson salée comme l’Adriatique (10 g / L) au saut final qui vient napper la pâte, chaque minute joue un rôle décisif.
Calamarata : la recette pas-à-pas
| Phase | Température idéale | Durée | Piège à éviter |
|---|---|---|---|
| Saisie | 200 °C | 2 min | Brunir la chair |
| Mijotage | 90 °C | 40 min | Laisser bouillir, sauce trop réduite |
| Cuisson pâte | 100 °C | 11 min | Dépasser la minute al dente |
| Saut final | 180 °C | 2 min | Oublier l’eau de cuisson |
Des gestes simples qui changent tout
- Garder la peau du calamar : elle colore la sauce d’un rose léger et concentre la saveur.
- Déglacer au Falanghina : l’acidité du vin blanc réveille la tomate et fait ressortir l’iode.
- Réduire sans couvercle : la vapeur s’échappe, la sauce s’épaissit doucement.
- Ajouter les anneaux coupés finement : 1 cm d’épaisseur suffit pour épouser la pâte.
- Sauter l’ensemble sur feu vif : mouvement de poignet, sauce brillante garantie.
Pour les marques de pâte, la consigne est unanime : De Cecco préconise un bain d’eau un peu moins volumineux afin de concentrer l’amidon, tandis que Italiamo — la gamme dédiée aux gourmets pressés — conseille un temps de cuisson réduit à dix minutes si l’on termine à la poêle. L’objectif est commun : un anneau élastique mais jamais caoutchouteux.

Entre deux lamelles de vapeur, la cuisine embaume les herbes et l’ail confit. On entend presque les cigales ; la table n’attend plus que le dressage.
Dressage et accords : transformer la calamarata en tableau vivant
Le plaisir visuel compte autant que la saveur : une calamarata bien dressée invite à la première fourchette avant même qu’elle ne touche la table. Les chefs napolitains jurent par l’assiette creuse blanche, mais dans le Midi, une céramique à bord cobalt rappelle les maisons de Positano et les volets de Marseillan. L’important est de créer du relief : un dôme central, quelques tentacules fièrement campés sur le sommet, un filet d’huile d’olive cru qui brille comme la mer à midi.
| Élément | Rôle | Astuces bistro |
|---|---|---|
| Assiette chauffée | Maintien de chaleur | 60 °C, 5 min au four |
| Nid central | Volume et relief | Utiliser une grande cuillère |
| Huile d’olive Monini | Brillance et rondeur | Un filet en spirale |
| Zeste de citron | Contraste aromatique | Zester juste avant service |
Accords mets-vins et pain pour saucer jusqu’à la dernière goutte
- Vin blanc Falanghina : notes florales qui s’accordent au calamar.
- Rosé pétillant côte amalfitaine : bulle fine, fraîcheur, parfait pour l’été.
- Pane cafone à croûte épaisse : la mie absorbe la sauce sans se déliter.
Pour prolonger la Dolce Vita, certains servent un carpaccio fenouil-orange avant, et un tiramisu citron après : le fil conducteur reste la fraîcheur. Les professionnels, eux, aiment associer la calamarata à un olio nuovo en dégustation à table, clin d’œil olfactif qui rappelle l’importance du produit brut. Chez Eataly, on propose même un accord prêt-à-l’emploi : calamarata + huile Monini GranFruttato + Falanghina, vendu en panier gourmet.
Variantes créatives et inspirations saisonnières autour de la calamarata
La recette classique n’interdit pas la fantaisie. Au contraire, Naples a toujours jonglé entre sacré et profane, tradition et modernité. En 2025, les chefs rivalisent d’idées pour revisiter l’anneau mythique. Alessandro Tamburini, chef étoilé de la Riviera di Ulisse, propose une version « nero di seppia » où l’encre enveloppe la pâte d’un noir d’encre dramatique. À Milan, la La Molisana lance une calamarata infusée au curcuma, jaune soleil, qui se prête à une sauce au beurre clarifié et coquillages.
| Variante | Ingrédient star | Saison idéale | Temps total |
|---|---|---|---|
| Mare e Monti | Palourdes & cèpes | Automne | 80 min |
| Primavera verde | Velouté de petits pois | Printemps | 60 min |
| Rosée à l’encre | Encre de seiche + crème d’amande | Toute l’année | 75 min |
Trois déclinaisons qui méritent un essai
- Version végétarienne iodée : remplacer le calamar par un mélange shitaké-algue nori pour reproduire la note marine.
- Calamarata safranée : ajouter un pistil au moment du mijotage, pour une robe dorée et un parfum floral.
- Edition sans gluten : Rummo propose une calamarata pois chiche-riz brun, tenue parfaite et goût de noisette.
Ces chemins de traverse séduisent les enfants grâce aux couleurs vives, les curieux grâce aux textures nouvelles et les gourmets grâce à l’équilibre retrouvé. Le tout sans trahir l’esprit originel : peu d’ingrédients, mais choisis avec soin. Une philosophie que De Cecco résume bien : « Saper fare, saper scegliere » — savoir faire, savoir choisir.

Peut-on cuisiner la calamarata avec des calamars surgelés ?
Oui, à condition de les décongeler 24 h au réfrigérateur, puis de les éponger soigneusement. La glace de surface fondue risque sinon de noyer la sauce et d’empêcher la saisie rapide qui garde la tendreté.
La calamarata convient-elle aux enfants ?
Parfaitement. Sa forme d’anneau amuse les plus jeunes. Supprimez le piment et veillez à une cuisson du calamar de moins de deux minutes par face afin d’éviter toute texture caoutchouteuse.
Comment réchauffer les restes sans ramollir la pâte ?
Versez une cuillère d’eau, couvrez la poêle et réchauffez à feu doux trois à quatre minutes. Ne passez pas au micro-ondes qui transforme l’amidon en éponge molle.
Quel vin remplace le Falanghina si je n’en trouve pas ?
Un Vermentino de Sardaigne ou, côté français, un Picpoul de Pinet. Les deux offrent la même vivacité citronnée qui fait écho à l’iode du calamar.
Puis-je préparer la sauce la veille ?
Absolument. La tomate infuse le calamar durant la nuit, renforçant le goût. Cuisez simplement la pâte à la dernière minute et assemblez-la au moment de servir pour garder le croquant al dente.
2 réflexions au sujet de “Calamarata : une recette italienne à découvrir en 2025”